Semaine un peu agitée par les préparatifs et pour finir mon déménagement. Cela aurait relevé du miracle si tout avait fonctionné sur des roulettes à 100 %. Ma connection téléphonique va bien, pas la connection internet !!! M'enfin, il y a toujours une solution pour quelqu'un qui ne veut surtout pas se couper du monde virtuel qui, même s'il est virtuel donc quelque part irréel, est bien réel... Oups là je philosophe bizarre... Bon alors je squatte la connection à Nounours, son ordi, et ses photographies pour l'article du jour. Comme je le disais, semaine agitée avec le déménagement, donc dimanche ne pouvait être consacrée qu'à un repos dominical bien mérité, et comme le soleil était de mise, obligatoirement, nous nous devrions d'aller faire notre petite balade....
Le Finistère a un micro climat - si si et ne pas écouter les prévisions météo de la TV - donc l'automne a un peu tardé à déposer ses gerbes de feu sur les arbres... j'attendais donc patiemment que la nature daigne m'offrir cette explosion de couleurs. J'observais régulièrement autour de moi les arbres de la ville qui commençaient pour les uns à perdre leurs feuilles directement, pour les autres à adopter des habits de feu ... Dimanche nous voilà donc partis, le Nounours et moi-même, direction la forêt du Cranou, où j'avais repéré cet été des sites pour lesquels j'attendais la mutation de la saison automnale et nous n'avons pas été déçus. Au détour d'une route, un ciel d'or et de feu nous attendait, éclairé par le soleil qui se glissait entre les feuillages. Nous sommes restés un moment à traîner là, cherchant la lumière, la couleur, l'insolite à mettre dans nos boîtes.
Dommage que nous ne pouvons y associer les odeurs parce que ce sont des moments aussi exceptionnels, les tapis de feuilles mortes, la mousse humide sur les troncs d'arbres laissant s'exhaler un parfum tout particulier... comme le champignon... et vlan le démon du champipi du champipi du champignon nous attrape. Nous nous retrouvons donc à fouiner, farfouiller à la recherche de ces trésors gustatifs. Nous nous enfonçons un peu dans la foret, le nez rivé au sol, remuant, fouillant le sol... La découverte du premier petit cèpe est comme une décharge électrique... et à ce moment là nous ne pouvons nous décider à repartir bredouilles.... Quelques congénères viennent rejoindre le petit dans le pochon, et pendant ce temps là la frénésie ne nous lâche pas à tel point que nous ne savons plus vraiment où nous sommes... Je ne paniquerais qu'au moment où, pour la troisième fois, Nounours me déclarera avec un calme olympien, "je crois que nous sommes perdus"....
Alors là, plus question de chercher les champignons, je m'en fiche royal ! il est déjà presque 17 h, la forêt du Cranou fait quelques centaines d'hectares, et je me vois déjà passant la nuit parmi les animaux et les bruits de la forêt...
(serpent de vert !!! mon imagination et ma peur me font voir des choses !)
cela ne me plaît guère, je préfèrerais dîner au chaud à la maison.....
(je me voyais mal dîner dans les bois) m'enfin nous nous en sortirons tout de même, la preuve, je suis là pour vous raconter !!! Nous avons ramassé de quoi nous concocter un petit plat, délicieux ! d'ailleurs, n'en sentez-vous pas le fumet !
(photos de Nounours, forêt du Cranou, Novembre 08)