Ma découverte de la Bretagne, de l'Irlande, mes photos, mon chat, mes coups de coeur et mes coups de gueule, les randonnées, la nature
Les coups de coeur ou de gueule, j'en ai pratiquement tous les jours... Bah oui je suis sensible et émotive.. et ce n'est pas forcément en rapport avec l'actualité, ou la musique, la culture ou tout autre sujet que chacun d'entre nous peut croiser dans la rue. Il m'arrive parfois de rencontrer des gens "extraordinaires", et l'adjectif, pour moi n'est pas exagéré...
Il y a quelques temps déjà, Nounours me présentait à l'un de ses camarades de travail, Jean-François.
Nous sommes donc partis à quelques kilomètres dans la campagne bretonne si verdoyante... même en hiver.. bon là c'était un peu au printemps...
Le p'tit père Jean-François, c'est un personnage. Comme je les aime, plein de candeur et de naturel, sans à priori.. plein de gentillesse.. La cinquantaine peut-être (tiens je réalise que je ne lui donne pas vraiment d'âge), et un coeur et une âme d'enfant.
Le soir, le week-end, à ses loisirs, il délaisse son bleu de travail, le stress pour se consacrer et se ressourcer auprès de ses bêtes comme il dit. Moutons, ânes, lapins sont ses petits bonheurs.. sa joie de vivre. Il faut le voir leur parler comme à ses propres enfants.
Dernièrement une de ses ânesses avait mis bas, à l'écouter parler, on aurait cru que c'était lui le père. Moment émotion.
Nous avions à ce moment, ramené notre récolte de pain dur.. car je ne jète jamais les restes de pain - ça c'est ma maman qui m'a appris - et si je ne peux les réutiliser, autant que j'en fasse profiter ces petites bêtes.
Le p'tit père Jean-François nous a fait visiter son petit coin de paradis, et nous a présenté également ses lapinous. Il nous les a présentés comme si nous, citadins, nous n'en avions jamais vus !! c'était amusant, attendrissant. "Tiens, regarde, c'est comme cela qu'il faut les prendre" ! et dans ses yeux brillants reflétaitent l'amour et le respect qu'il éprouve pour ses lapins, autant que pour ses ânes, et tout autre créature vivante je crois.

Nous avons été déçus de ne pas voir la petite dernière née, bien planquée au fond d'un champ avec sa maman. Nous l'avons juste aperçue gambader et sautiller.. Une autre fois peut-être.
Nous avons tout de même pu approcher deux autres de ses pensionnaires (et Dieu que c'est borné un âne, pour les faire venir tout près, il faut presque les supplier). Parmi eux, une bonne vieille mémère récupérée sur un marché, usée par le travail, et les coups sans doute de ses anciens propriétaires... ainsi qu'une jeune anesse de 9 mois qui semblait nous dire "vous voulez me voir, eh bien approchez vous donc !" Par respect, nous n'avons pas forcé la communication et attendu que ces deux dames se décident. Bon allez, avouons tout de même que nous les avons quelque peu attirées en leur montrant quelques croutons de pains bien croustillant ! Ah la gourmandise, qu'est ce que cela ne fait pas faire !!!!

Jean-François de son côté, les caressait, les brossait, leur parlait comme à des êtres humains, et je suis sûre qu'elles le comprenaient.
Nous sommes restés un petit moment chez Jean-François, savourant ces purs instants de sérénité.
Nous y retournerons bientôt, le sac de pain dans le cagibi commence à se faire gros !!!!